Brief logo et identité visuelle : modèle à remplir en PDF
Quinze questions auxquelles répondre avant de commander ou de dessiner un logo, un tableau des supports et six vérifications qui remplacent les débats de goût.
C'est un brief de deux à trois pages, à imprimer et à remplir à la main avant de commander un logo et une identité visuelle, ou avant de les concevoir soi-même. Il demande ce que fait l'entreprise et pour qui, ce que le client doit retenir, à quoi la marque ne doit jamais ressembler, où le logo sera utilisé et à quelle taille minimale, dans quelles langues et quels alphabets le nom s'écrit, ce qui doit être livré, pour quand et avec quel budget. Il s'adresse aux gérants de petites entreprises et aux indépendants qui font appel à un graphiste, et aux étudiants qui ont besoin d'un vrai brief pour s'exercer. Mieux vaut le remplir avant la première esquisse qu'après la première présentation.
Ce qu’il contient
- Des champs sur l'entreprise, ses clients et les trois choses qu'ils doivent ressentir ou retenir
- Un champ pour ce à quoi la marque ne doit jamais ressembler, un autre pour les concurrents et l'aspect de leurs logos
- Un tableau des supports : enseigne, emballage, icône d'application, avatar de réseau social, facture, avec la taille et ce que le logo doit y supporter
- Des champs pour le nom exact, le slogan, les langues et les alphabets que le logo doit prendre en charge
- Des champs pour les couleurs, polices et matériaux à conserver, et pour les références aimées ou rejetées, avec les raisons
- Qui décide et comment, les livrables attendus, l'échéance et la fourchette de budget
- Une grille de six vérifications pour juger les pistes, un exemple rempli et une note sur les registres de marques
Comment l’utiliser
- Imprimez le PDF et remplissez-le à la main, seul et en une fois. Des réponses courtes suffisent ; là où la réponse manque encore, écrivez « je ne sais pas encore ».
- S'il y a des associés, chacun remplit son exemplaire. Comparez les exemplaires et réglez les écarts avant que le graphiste ne voie quoi que ce soit.
- Parcourez le tableau des supports avec une règle : mesurez l'étiquette, l'enseigne, l'en-tête de facture, puis notez la plus petite taille réelle dans le champ qui suit.
- Joignez les références sous forme d'images et envoyez le brief au graphiste. Demandez-lui de le reformuler avec ses mots et corrigez ce qui a été mal compris.
- Quand les pistes arrivent, prenez la grille de la partie 7 et passez-y chaque piste avant que quiconque dise si elle lui plaît.
- Conservez le brief validé. Chaque demande de modification y est ensuite comparée : soit la piste ne respecte pas le brief, soit le brief a changé.
Pourquoi un brief écrit raccourcit les allers-retours
Un tour de corrections est souvent consacré à une exigence que personne n'avait formulée. Le graphiste présente un emblème fin et détaillé, et l'on découvre alors que le support principal est une étiquette de 20 mm. Le logo est validé, puis une associée absente de la réunion le voit. Le nom a été dessiné en capitales sans accents, alors que l'enseigne doit l'afficher avec ses accents, ou dans un second alphabet.
Le brief ne supprime pas ces exigences. Il avance le moment où on les découvre, avant la première esquisse, quand changer de direction coûte une conversation et non une piste redessinée. Il donne aussi aux deux parties un même texte à montrer du doigt : la remarque passe de « je ne suis pas convaincu » à « ce n'est pas lisible à la taille minimale du brief ».
Le nombre de tours ainsi évités dépend du projet et des personnes, et aucun modèle ne peut le chiffrer. Ce qui change, c'est la nature des corrections qui restent : moins de contraintes oubliées, davantage de remarques sur le dessin lui-même.
Transformer un débat de goût en question posée au brief
La grille du fichier ne fonctionne que si les remarques s'appuient sur ce qui a été écrit avant. Le tableau montre comment les réactions courantes se traduisent en une question à laquelle le brief sait répondre.
| Ce que l'on entend | La question à poser | Où se trouve la réponse |
|---|---|---|
| « Je n'aime pas » | Laquelle des trois choses que le client doit ressentir manque ici ? | Partie 1 |
| « Faites plus moderne » | Quelle référence avions-nous retenue, et qu'est-ce qui nous y plaisait précisément ? | Partie 5 |
| « Agrandissez le logo » | Est-il lisible à la taille minimale que nous avons notée ? | Partie 3 |
| « Ça ressemble à un autre » | À quel concurrent de notre liste, et en quoi : couleur, forme, lettrage ? | Partie 2 |
| « Mon associé veut une autre couleur » | Qui décide, et cette couleur figurait-elle parmi les éléments à conserver ? | Parties 5 et 6 |
Ce que le brief ne fait pas
Le brief est une liste de contraintes et de décisions. Il ne dessine rien, et un brief rempli avec soin peut tout de même aboutir à une piste faible ; on discute alors de la piste, avec le brief comme étalon.
- Il ne remplace pas l'échange avec le graphiste : celui-ci posera encore des questions, et les meilleures naissent souvent des blancs du brief.
- Il ne vérifie pas si une marque ressemblante est déjà déposée. C'est une étape distincte, à mener avec l'office des marques de chaque pays où vous vendrez, ou avec un avocat ou un conseil en propriété industrielle.
- Il ne fixe pas le prix. La fourchette de budget indique au graphiste quel périmètre est réaliste ; le devis lui revient.
- Il ne règle pas la stratégie. Si vous ne savez pas dire qui sont vos clients, le brief montre ce vide, il ne le comble pas.
Questions
Le brief sert-il si je dessine le logo moi-même ?
Oui. Les contraintes sont les mêmes, que le logo soit fait par un graphiste, par vous ou par un outil d'IA : taille minimale, version en une couleur, alphabets, supports. Remplissez d'abord le brief, puis passez vos propres esquisses à la grille comme vous le feriez pour celles de quelqu'un d'autre.
Quelle longueur faut-il donner aux réponses ?
Une ou deux lignes par question ; le nombre de lignes du fichier donne la mesure. Un brief de plusieurs pages de texte est lu en diagonale. Si une réponse ne tient pas, c'est sans doute qu'il y en a deux, ou que la décision n'est pas prise, et mieux vaut l'écrire tel quel.
Que faire si les associés donnent des réponses différentes ?
C'est ce qu'un brief peut montrer de plus utile, et mieux vaut le voir sur papier que devant des pistes terminées. Comparez les exemplaires, arrêtez une seule version et inscrivez un seul nom dans le champ « qui décide ». Le graphiste ne reçoit que l'exemplaire validé.
Le brief dit-il si le logo peut être déposé comme marque ?
Non. Une marque ressemblante est peut-être déjà déposée pour le même type de produits ou de services, et le brief ne le voit pas. La recherche dans les registres est une étape distincte, menée avec l'office des marques de chaque pays où vous comptez vendre, ou avec un avocat ou un conseil en propriété industrielle. Cette page n'est pas un conseil juridique.